Il est évident que passé le moment de sidération provoqué par l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame il y a deux jours, la réalité reprend ses droits. Tout en étant attristé par l’incendie de Notre-Dame, il serait malhonnête de ne pas relier cet élan national et les actes financiers pour la reconstruction à la révolte social, à la pauvreté, au climat social délétère, explosif qui règne en France.
Un constat s’impose à la vue des flammes: pour un moment, les français ont surmonté leurs difficultés et dissensions idéologiques. Ils se sont transcendés en se reconnaissant une histoire, une mémoire, «des racines» communes, certaines proclamant leur foi catholique après la série de scandales de pédophilie qui a secoué l’église catholique. Les charpentes à peine disparues dans l’embrasement, voilà que «l’union nationale» vole en éclats. Mais, il me semble, que la confrontation qui se développe n’est pas dans la tradition de l’empoignade gauloise habituelle. Ici, la fracture sociale fait sens sur les décombres de Notre-Dame.